Raspberry Pi
Parfait pour le mot d'éveil et un assistant domotique. Trop juste pour un LLM local confortable : il délègue alors le cerveau à une API ou à un autre ordinateur.
Une vraie conversation avec Jarvis, avec le son.
Guide pilier
Pour créer son propre Jarvis, vous avez trois chemins : installer une application « Jarvis » toute faite, monter vous-même un assistant vocal open source, ou faire fabriquer un assistant sur mesure. Ce guide compare les trois avec franchise, à partir de notre expérience sur ARIA, l'assistante vocale que nous utilisons chaque jour.

Définition
Un Jarvis, au sens où on l'entend aujourd'hui, est un assistant vocal personnel qui comprend des phrases naturelles et agit sur votre environnement : ordinateur, maison, agenda, messagerie. Le nom vient de J.A.R.V.I.S., l'intelligence artificielle de Tony Stark dans les films Marvel, qui parle, plaisante et pilote tout l'atelier. Pour l'histoire du personnage, voyez notre page sur le Jarvis d'Iron Man.
Pendant des années, « créer son Jarvis » voulait dire assembler des commandes vocales rigides : « ouvre Chrome », « allume la lampe ». Les grands modèles de langage ont changé la donne. Un assistant peut désormais comprendre « mets-moi le dossier client de mardi sur l'écran de gauche » et choisir lui-même les outils à appeler. La difficulté s'est déplacée : la compréhension est devenue facile, la fiabilité et la sécurité des actions sont devenues le vrai travail.
Précision utile : « Jarvis » et « J.A.R.V.I.S. » sont des marques de Marvel et Disney. Jarvis Perso n'est ni affilié ni approuvé par Marvel ou Disney ; nous employons le mot pour désigner un type d'assistant.
Voie 1
La voie la plus rapide pour avoir un Jarvis sur son PC consiste à installer une application qui en porte le nom. Les magasins d'applications et les sites spécialisés en proposent des dizaines : lanceurs vocaux pour Windows, extensions de navigateur, applis Android qui ajoutent une voix robotique et un fond d'écran façon HUD. Certaines enrobent simplement ChatGPT ou Gemini dans une interface vocale.
Ces applications ont un mérite : en dix minutes, vous parlez à quelque chose. Leurs limites apparaissent dès la première semaine.
Si vous voulez simplement discuter à la voix avec une IA, le mode vocal de ChatGPT ou Gemini Live fait mieux que la plupart de ces applis, gratuitement ou presque. Notre page sur ChatGPT en mode vocal détaille ce qu'il sait faire et ce qu'il ne fait pas.
Voie 2
Monter soi-même un assistant vocal open source revient à enchaîner cinq briques logicielles, chacune remplaçable. C'est la voie des bricoleurs, celle des tutoriels Python et des vidéos « j'ai construit Jarvis avec un Raspberry Pi ».
Côté plateforme, trois écosystèmes reviennent sans cesse. Python pour coller les briques entre elles dans un script. Home Assistant, dont le pipeline Assist et le boîtier Voice Preview Edition permettent un assistant vocal domestique local, relié à vos équipements. Et n8n, outil d'automatisation à nœuds, pratique pour brancher l'assistant sur vos mails, votre CRM ou des webhooks sans tout coder. Nous détaillons l'option domotique sur la page Home Assistant vocal.
Matériel
Le choix du matériel dépend surtout de ce que vous voulez faire tourner en local.
Parfait pour le mot d'éveil et un assistant domotique. Trop juste pour un LLM local confortable : il délègue alors le cerveau à une API ou à un autre ordinateur.
Silencieux et sobre, il fait tourner Whisper et une synthèse locale. Bon compromis pour un assistant de bureau ou de salon.
Nécessaire si vous voulez un LLM local réactif. Plus bruyant et plus gourmand en électricité, à réserver aux passionnés.
La pièce la plus sous-estimée. Un micro à champ lointain avec annulation d'écho change davantage l'expérience qu'un processeur plus rapide.
Voie 3
La troisième voie consiste à confier la conception à un spécialiste qui fabrique, installe et règle l'assistant chez vous. C'est ce que fait Jarvis Perso, en partant de l'architecture d'ARIA, éprouvée au quotidien.
Le travail se découpe en quatre étapes. La fabrication : unité centrale silencieuse, micros à champ lointain avec annulation d'écho, écrans et enceintes, testés en atelier. La construction : le logiciel sur mesure, les connecteurs vers vos outils, l'interface à vos couleurs. L'installation sur place : câblage, réglage acoustique, intégration des écrans, de la domotique, du compteur électrique ou du visiophone. Le paramétrage enfin : voix, nom, mot d'éveil, personnalité, routines, autorisations et prise en main.
Trois formules couvrent la plupart des besoins : MK-I Essentiel pour un poste de travail, MK-II Maison pour le bureau et la maison (la plus demandée), MK-III Sur mesure pour les dirigeants qui ont besoin de connecteurs métier. Le prix se fait uniquement sur devis, parce qu'aucune installation ne ressemble à une autre. Le détail de l'offre est sur la page création d'un Jarvis personnalisé.
Comparatif
Les trois voies ne visent pas le même résultat. Ce tableau les compare sur quatre critères concrets.
| Critère | Appli toute faite | Montage open source | Jarvis Perso |
|---|---|---|---|
| Temps de mise en route | Quelques minutes | Des semaines | Pris en charge |
| Compétences requises | Aucune | Python, Linux, réseau | Aucune |
| Coût | Gratuit à faible | Matériel + API | Sur devis |
| Actions réelles | Limitées | Selon votre code | Sur vos outils |
| Qualité audio | Micro du PC | Selon le matériel | Champ lointain |
| Sécurité des actions | Opaque | À construire | Trois niveaux |
| Maintenance | L'éditeur | Vous | Accompagnée |
Le montage open source reste la meilleure école pour comprendre comment fonctionne un assistant vocal. Il devient coûteux en temps dès qu'on veut la fiabilité d'un usage quotidien.
Architecture
ARIA est l'assistante vocale personnelle conçue et utilisée chaque jour par Stéphane Delgado, fondateur de Jarvis Perso, sur un PC Windows 11 à quatre écrans. Au 5 octobre 2026, elle compte 147 outils vocaux répartis en 25 compétences, avec 40 tests automatisés sur le socle. Son architecture sert de modèle à chaque assistant que nous construisons.
Deux garde-fous complètent l'ensemble. Un mode invités désactive toute action sensible quand quelqu'un d'autre parle à l'assistant. Et une action sensible ne s'exécute qu'après un « oui » prononcé par l'utilisateur et vérifié dans sa voix, dans la même session. ARIA n'a volontairement aucune fonction de paiement, de suppression définitive, de mot de passe ou de réglage de sécurité Windows.
Démonstration
Demandez un itinéraire, l'assistant scanne le trajet sur une carte 3D OpenStreetMap. Ici, de la gare Saint-Jean à la Cité du Vin, à Bordeaux.
Pièges
Ces problèmes, nous les avons tous rencontrés en construisant ARIA. Aucun tutoriel ne les présente comme le cœur du sujet, et pourtant ce sont eux qui décident si vous utiliserez encore votre assistant dans un mois.
Une chaîne reconnaissance, LLM, synthèse qui met trois secondes à répondre paraît interminable à l'oral. Il faut du streaming à chaque étape, ou une session vocale temps réel.
Sans annulation d'écho, l'assistant s'entend parler et se répond à lui-même, ou se coupe sans cesse. Le bon micro et un réglage acoustique de la pièce règlent la question.
Un LLM qui peut envoyer un mail ou ouvrir un portail doit être bridé. Niveaux d'autorisation, confirmation vocale et journal des actions ne sont pas optionnels.
Les services vocaux temps réel sont facturés à l'usage. Un assistant qui écoute trop ou parle trop longtemps peut coûter plus que prévu : affichez la dépense, coupez les sessions inactives.
Retour d'expérience
Le premier enseignement d'ARIA est simple : un assistant vocal ne sert que s'il agit sur ce que vous faites vraiment dans la journée. Les outils les plus utilisés ne sont pas les plus spectaculaires. Ce sont l'agenda, les mails résumés, le rangement des fenêtres sur les quatre écrans, les rappels qui survivent au redémarrage, la météo et les trajets à Bordeaux avec le trafic en direct.
Deuxième leçon : la mémoire change la relation. Quand ARIA retient un prénom, un lieu ou une préférence, et qu'on peut lui demander de l'oublier, on lui parle comme à une collègue plutôt qu'à un moteur de recherche.
Troisième leçon, moins agréable : la maintenance ne s'arrête jamais. Les API changent, les services tiers modifient leurs formats, Windows se met à jour. Les 40 tests automatisés du socle existent parce que chaque mise à jour a déjà cassé quelque chose au moins une fois.
Enfin, l'effet « Iron Man » compte plus qu'on ne le croit. Le mode HERO d'ARIA, un tableau de bord façon armure, ne sert à rien de productif. C'est pourtant lui qu'on montre en premier aux visiteurs. Choisir sa voix et son avatar fait partie du plaisir ; la page voix de Jarvis vous aide à trouver la vôtre.

Par où commencer
Quelle que soit la voie retenue, ces étapes évitent de construire un gadget.
Notez les phrases que vous aimeriez dire à votre assistant pendant une semaine. Elles définissent les outils à construire.
Un bureau, un salon, toute la maison ? La réponse décide des micros, des écrans et de l'unité centrale.
Décidez ce qu'il peut lire, ce qu'il peut faire seul et ce qui exige votre « oui ».
Trois outils fiables valent mieux que trente approximatifs. Ajoutez une compétence à la fois.
Au bout d'un mois, supprimez ce que vous n'utilisez pas et renforcez le reste. Si le temps manque pour tout cela, parlez-nous de votre projet.
Questions fréquentes
Vous pouvez installer une application « Jarvis » gratuite ou utiliser le mode vocal de ChatGPT ou de Gemini dans le navigateur. Vous obtiendrez une conversation vocale, mais peu d'actions sur votre ordinateur. Pour piloter fenêtres, fichiers et applications, il faut un assistant relié à des outils, comme ceux décrits sur notre page assistant vocal pour PC.
Partiellement. Home Assistant et n8n permettent d'aller loin avec peu de code, surtout pour la domotique. Dès que vous voulez des actions sur votre PC, votre messagerie ou des services métier avec un vrai contrôle de sécurité, la programmation devient nécessaire, ou un prestataire.
Oui pour le mot d'éveil, la domotique et un assistant qui délègue la compréhension à une API. Non pour faire tourner confortablement un grand modèle de langage en local : les réponses seraient trop lentes pour une conversation.
Oui. Home Assistant Assist, avec Whisper et Piper, offre un assistant vocal local utilisable au quotidien pour la maison. Des projets comme OpenVoiceOS reprennent l'héritage de Mycroft. Ils demandent du temps de configuration et restent centrés sur la domotique.
Un assistant local ne coûte que l'électricité. Un assistant qui utilise une voix temps réel en ligne est facturé à l'usage par le fournisseur d'IA. Chez Jarvis Perso, ce service est sur le compte du client et l'assistant affiche sa propre dépense.
Il ne devrait écouter que localement. Sur ARIA, seul le détecteur de mot d'éveil écoute en continu, sur la machine ; la conversation ne part vers le service vocal qu'après le mot d'éveil.
Pour un usage privé, rien ne vous empêche de choisir « Jarvis » comme mot d'éveil. Le nom et le personnage restent des marques de Marvel et Disney, ce qui interdit de les exploiter commercialement sans accord.
Vous préférez qu'on le construise
Décrivez-nous ce que vous aimeriez lui demander. Nous vous proposons une architecture et un devis, avec une réponse sous 48 heures ouvrées.
Parler de mon Jarvis
Démonstration : trafic, parkings et météo simulés.
Démonstration interactive
Une vraie conversation : la question, l'analyse du trafic, l'itinéraire et la vue 3D de l'arrivée. Montez le son.
Environ 45 secondes · son recommandé
Fin de la démonstration
Trafic, agenda, maison, écrans, caméra du portail : votre Jarvis est construit autour de vos habitudes.